Devenir créatrice UGC : le guide pour commencer, étape par étape

Kathleen, créatrice UGC, se filme avec son téléphone posé sur un trépied

Pour devenir créatrice UGC, tu n’as besoin ni d’abonnés ni de matériel professionnel : tu crées des vidéos au format « consommatrice » que les marques utilisent sur leurs propres comptes, leur site ou en publicité. Concrètement, tu comprends ce que tu vends, tu choisis ta niche, tu crées ton statut, tu montes un premier portfolio avec tes propres produits, puis tu contactes des marques avec des mails personnalisés. C’est un métier simple, mais il demande une méthode.

Mis à jour le 8 octobre 2026

Je suis créatrice UGC à plein temps depuis 3 ans. Quand j’ai commencé, je ne connaissais rien au métier et j’ai fait beaucoup d’erreurs.

Dans cet article, je te donne les étapes dans l’ordre, avec une piste concrète à chaque fois. Tu peux le lire d’une traite, ou aller directement à l’étape où tu en es.

C’est quoi, une créatrice UGC ?

UGC veut dire User Generated Content, du contenu créé par des utilisateurs. Une créatrice UGC réalise des vidéos ou des photos pour une marque, au format « consommatrice » : comme si c’était une cliente qui parlait du produit.

La marque utilise ensuite ces contenus sur ses propres comptes, sur son site ou en publicité. Toi, tu n’as pas besoin de les publier sur ton profil.

Tu es une prestataire : la marque te paie pour un contenu, pas pour ta visibilité.

Ce que ce n’est pas : de l’influence

On confond souvent les deux métiers. Pourtant, ils ne fonctionnent pas du tout pareil. Voici l’essentiel en un tableau (et toutes les nuances dans UGC ou influence : quelle différence ?).

Créatrice UGCInfluenceuse
Qui publie le contenu ?La marque, sur ses comptes, son site ou en publicitéL’influenceuse, sur son propre compte
Faut-il des abonnés ?NonOui, c’est sa communauté qui intéresse la marque
Ce que la marque paieUn contenu qu’elle peut utiliserDe la visibilité auprès d’une communauté

Donc oui, tu peux te lancer avec zéro abonné et sans rien publier sur ton propre profil. J’en parle plus en détail dans mon article sur l’UGC sans abonnés et sans être influenceuse.

Mon parcours : partie de zéro, sans méthode

Avant l’UGC, je travaillais dans l’image. J’ai tout arrêté du jour au lendemain, sans compétences et sans connaître le métier.

Au début, j’envoyais environ 50 mails par semaine à des marques. Résultat : aucune réponse, aucun contrat. J’ai passé un été entier à me remettre en question.

Ensuite, j’ai découvert des plateformes qui mettent en relation créatrices et marques, et je m’y suis inscrite. Mon premier contrat rémunéré est arrivé environ 3 à 4 mois après l’arrêt de mon ancien métier. Ce délai dépend beaucoup du temps et de l’énergie qu’on y met, et moi, je partais sans aucune méthode.

Mon premier projet ? Des faux ongles à coller. Un produit avec lequel je n’étais pas à l’aise, filmé presque sans matériel (peut-être une petite ring light, sans doute pas de trépied). La marque était contente, et elle est revenue plusieurs fois.

Aujourd’hui, je réalise 10 à 15 projets par semaine. Je ne démarche plus : les demandes arrivent, et je les trie.

Si je te raconte tout ça, c’est pour une raison : au départ, je n’avais rien de plus que toi. Ce qui m’a manqué, c’est une méthode. C’est ce que je te donne dans la suite. Et si c’est la peur qui te freine encore, j’ai écrit ce que j’aurais aimé entendre dans j’ai peur de me lancer en UGC.

Étape 1 : comprendre ce que tu vends

Une marque ne t’achète pas une jolie vidéo. Elle t’achète un contenu qui l’aide à vendre.

Ça change ta façon de filmer. Avant chaque vidéo, demande-toi : à quoi elle va servir pour la marque ? Rassurer une cliente qui hésite, montrer le produit en vrai, donner envie de l’essayer ?

Les formats de base à connaître :

  • la vidéo témoignage : tu parles du produit comme une cliente qui le recommande ;
  • la vidéo démonstration : tu montres comment il s’utilise ;
  • l’unboxing : tu ouvres le colis et tu découvres le produit ;
  • la vidéo publicitaire : un contenu pensé pour que la marque en fasse une publicité sponsorisée.

Filmer avec ton téléphone, c’est simple. Savoir ce que tu vends, c’est ce qui fait la différence, et c’est pour ça que je commence par là.

Étape 2 : choisir ta ou tes niches

Une niche, c’est l’univers de produits sur lequel tu te positionnes : cosmétique, mode, maison, food, boissons…

Tu n’es pas obligée d’en choisir une seule. Mais quand une marque regarde ton travail, elle doit vite comprendre dans quel univers tu es à l’aise.

Piste concrète : fais le tour de ta salle de bain, de ta cuisine et de ton dressing. Note les produits que tu utilises vraiment et dont tu sais parler sans lire l’étiquette. Tes premières niches sont souvent là.

Et rassure-toi, rien n’est figé. Mon tout premier projet, c’était des faux ongles, loin de ma zone de confort. Ta niche évoluera avec tes projets.

Étape 3 : créer ton statut

Pour envoyer un devis et une facture à une marque, il te faut un statut. En France, on démarre en général en micro-entreprise.

Elle se crée gratuitement sur le guichet unique officiel : procedures.inpi.fr. Passe bien par ce site officiel pour faire ta démarche.

Pour tout ce qui touche aux cotisations et aux impôts, vérifie ta situation avec un expert-comptable : chaque cas est différent.

Piste concrète : prépare ton statut pendant que tu montes ton portfolio. Comme ça, tu es prête à facturer le jour où une marque te dit oui.

Étape 4 : créer un premier portfolio sans marque

C’est souvent là que ça bloque : comment montrer ton travail si aucune marque ne t’a encore fait confiance ?

La réponse : tu crées tes propres contenus avec des produits que tu as déjà chez toi. Pas besoin d’attendre un colis pour commencer. Tout le détail est dans créer ton portfolio UGC, même sans marque.

Piste concrète : prends un produit de ta niche et filme une vidéo témoignage de 30 secondes à 1 minute. Avec un deuxième produit, fais une démonstration. Avec un troisième, un unboxing. Tu as déjà trois formats différents à montrer.

Ton portfolio n’a pas besoin d’être parfait. Il doit montrer que tu sais présenter un produit de façon naturelle, et que tu as compris à quoi sert la vidéo.

Si tu pars sans aucune expérience en vidéo, j’ai écrit un article pour toi : se lancer en UGC sans expérience.

Le matériel : ton téléphone et une fenêtre

Le matériel est optionnel au début. J’ai filmé pendant plus d’un an avec seulement mon téléphone et la lumière de ma fenêtre.

Installe-toi face à la fenêtre, en journée, et lance-toi. Tu pourras t’équiper plus tard, si tu en ressens le besoin. Ce jour-là, je t’explique dans quel ordre investir dans ton matériel UGC, avec l’option gratuite à chaque fois.

Étape 5 : trouver tes premières marques

C’est l’étape où j’ai le plus galéré. Alors je vais te faire gagner du temps.

Mon erreur n°1 : les mails génériques

Mes 50 mails par semaine du début étaient génériques. Aucune analyse de la marque, rien sur la façon dont j’allais l’aider. C’était ma plus grosse erreur. Je t’explique quoi changer dans pourquoi tes mails aux marques restent sans réponse.

Ce que j’ai compris plus tard : une marque reçoit énormément de demandes. Un mail qui pourrait s’adresser à n’importe quelle marque passe inaperçu.

Ce que contient un bon mail

Un bon mail montre que tu as analysé la marque, et il propose une idée de contenu précise.

Piste concrète : avant d’écrire, passe un moment sur le site et les réseaux de la marque. Regarde les produits qu’elle met en avant et les vidéos qu’elle publie déjà. Puis demande-toi quelle vidéo lui manque.

Par exemple, une idée (pas un mail complet) : « J’ai vu que vous présentez surtout votre sérum en photo. Je vous propose une vidéo démonstration qui montre la texture et l’application, en lumière naturelle. »

Autre point : ne mets pas le lien de ton portfolio dans ton tout premier message. Propose-le, et envoie-le quand la marque te répond.

Les plateformes de mise en relation

Il existe aussi des plateformes qui mettent en relation créatrices et marques. Je m’y suis inscrite quand mes mails ne donnaient rien. Je te les présente sur mon compte Instagram @kathleen_ugc, avec mes astuces en story. Je t’explique aussi comment fonctionnent ces plateformes et comment t’y démarquer.

Si tu veux la méthode complète pour trouver des marques et leur écrire, je la détaille dans mon guide UGC, avec 100 contacts de marques pour démarrer.

Étape 6 : fixer tes premiers tarifs

Au début, je facturais 90 ou 100 € par projet. Pour beaucoup de travail, parfois jusqu’à très tard le soir.

Puis j’ai observé les tarifs du marché et j’ai augmenté petit à petit. Quand je suis passée à des tarifs de créatrice intermédiaire, la marque d’ongles n’est plus revenue. C’était un choix assumé : de plus grosses marques sont arrivées ensuite.

Pour te donner un repère, une vidéo témoignage organique de 30 secondes à 1 minute se facture en général entre 80 et 150 € pour une débutante. Ça varie selon ta niche, ton niveau, la complexité du projet et surtout l’utilisation que la marque fera du contenu.

Retiens bien cette différence :

  • les droits organiques : la marque utilise ta vidéo sur ses réseaux ou son site, sans publicité ;
  • les droits publicitaires : la marque en fait une publicité sponsorisée pendant une durée définie, et ça se facture plus cher.

Tu peux aussi facturer en plus la rédaction du script, le montage, des révisions ou des hooks supplémentaires.

Je détaille la grille complète et la façon d’en parler aux marques dans mon article sur les tarifs UGC et la négociation.

Étape 7 : livrer et te faire payer

Dernière étape, et pas la moins importante : être payée sans courir après les marques.

Ma technique : j’envoie une V1 sous filigrane, et la version finale seulement après la preuve de paiement (sauf sur les plateformes sécurisées). Ça m’évite des heures de relances chaque semaine.

Bon à savoir côté factures : à partir du 1er septembre 2027, les micro-entreprises devront émettre leurs factures aux entreprises françaises via une plateforme agréée. Jusqu’au 31 août 2027, une facture PDF reste valable, et le devis peut rester en PDF. À vérifier avec un expert-comptable.

Enfin, soigne chaque livraison. La marque de faux ongles est revenue plusieurs fois parce qu’elle était contente du résultat. Fidéliser tes clients compte autant que d’en trouver de nouveaux.

Si tu veux aller plus loin

Tu viens de voir les étapes dans l’ordre. Si tu veux un point de départ simple, j’ai préparé un plan de lancement gratuit : les 4 clés pour te lancer en tant que créatrice UGC, même sans abonnés. C’est ce que j’aurais aimé avoir le jour où j’ai tout arrêté.

Peut-on vivre de l’UGC ?

C’est souvent la vraie question derrière « comment devenir créatrice UGC ».

Ma réponse : on ne devient pas millionnaire avec l’UGC seul, mais on peut très bien en vivre en comprenant les objectifs des marques et en fidélisant ses clients. Aujourd’hui, je vis très bien de l’UGC et je gère mes horaires.

Je ne peux pas te promettre de résultat ni de délai. Ça dépend de ta niche, du temps que tu y consacres et de ta régularité.

J’aide en particulier celles qui veulent travailler de chez elles : des mamans, des personnes qui n’aiment pas le CDI ou leur métier actuel. Je te dis tout dans l’article peut-on vivre de l’UGC ?

Questions fréquentes

Faut-il des abonnés pour devenir créatrice UGC ?

Non. La marque publie tes contenus sur ses propres comptes, son site ou en publicité : tu n’as pas besoin de les poster sur ton profil. Ce qu’elle regarde, c’est ton portfolio.

Combien de temps faut-il pour décrocher un premier contrat ?

Il n’y a pas de délai type. Pour moi, il a fallu environ 3 à 4 mois après l’arrêt de mon ancien métier, mais je partais sans aucune méthode. Ça dépend surtout du temps et de l’énergie que tu y investis.

Peut-on devenir créatrice UGC sans aucune expérience ?

Oui, c’est ce que j’ai fait : je n’avais ni compétences ni connaissances du métier. Commence par un portfolio avec tes propres produits, et apprends en filmant.

Kathleen, créatrice UGC à plein temps depuis 3 ans. Elle a signé son premier contrat presque sans matériel, après des mois de mails sans réponse, et partage ici la méthode qu’elle aurait aimé avoir au début. Lire son histoire

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