UGC ou influence : quelle différence entre créatrice UGC et influenceuse ?

Kathleen, créatrice UGC, en selfie dans la rue

La différence entre UGC et influence, c’est ce que la marque achète : une audience chez l’influenceuse, un contenu chez la créatrice UGC. En UGC, tu crées des vidéos ou des photos pour une marque, et c’est elle qui les publie sur ses comptes, sur son site ou en publicité. Tu n’as donc besoin ni d’abonnés, ni de poster sur ton propre profil.

Mis à jour le 9 octobre 2026

« Il faut être influenceuse. » « Il faut poster sur ses réseaux. » Ce sont les deux phrases que j’entends le plus souvent quand on me parle de devenir créatrice UGC. Et je comprends : vu de l’extérieur, tout se ressemble.

Pourtant, ce sont deux métiers différents. Dans cet article, je t’explique ce que la marque achète dans chaque cas, qui publie, à qui appartient la communauté, comment se fixe le prix, et les quelques cas où les deux se croisent.

Pourquoi on confond si souvent UGC et influence ?

Sur ton fil, une vidéo UGC et une vidéo d’influenceuse peuvent beaucoup se ressembler : une personne face caméra, un produit à la main, un avis sur un ton naturel.

La différence ne se voit pas à l’écran. Elle se joue avant et après le tournage : ce que la marque a payé, et qui publie la vidéo.

Petit rappel : UGC veut dire User Generated Content. Ce sont des vidéos ou des photos au format « consommatrice », créées pour une marque, qui les utilise ensuite chez elle.

Créatrice UGC ou influenceuse : le comparatif en un coup d’œil

InfluenceuseCréatrice UGC
Ce que la marque achèteDe la visibilité auprès de sa communautéUn contenu et le droit de l’utiliser
Qui publieL’influenceuse, sur son propre compteLa marque, sur ses comptes, son site ou en publicité
À qui appartient l’audienceÀ l’influenceuseÀ la marque (ses abonnés, ses clientes, les personnes ciblées par ses pubs)
Ce qui fait le prixSurtout la portée de la publicationSurtout l’utilisation du contenu (les droits d’usage)
Ton compte personnelTon outil de travail principalIl peut rester petit, voire privé
Pour commencerUne communauté qui te suitQuelques vidéos de portfolio et ton téléphone

Si tu ne devais retenir qu’une ligne, ce serait la première. Tout le reste en découle.

Ce que la marque achète : une audience ou un contenu

Quand une marque travaille avec une influenceuse, elle paie pour être vue. Elle s’adresse à une communauté qui fait confiance à cette personne. La vidéo compte, mais ce que la marque cherche d’abord, ce sont les gens qui vont la regarder.

Quand une marque travaille avec une créatrice UGC, elle achète autre chose : un contenu, et le droit de l’utiliser. Elle veut une vidéo qui montre son produit en vrai, qui répond aux questions de ses clientes, qui donne envie. Ensuite, c’est elle qui décide où la diffuser.

C’est pour ça que je dis souvent que l’UGC est un métier simple (on filme avec son téléphone), mais qu’il demande une méthode structurée et de savoir ce qu’on vend. Tu ne vends pas ta notoriété. Tu vends ta capacité à créer un contenu utile pour la marque.

Qui publie, et à qui appartient la communauté ?

En influence, la publication part du compte de l’influenceuse. La communauté lui appartient : elle l’a construite, elle l’anime, et la marque vient s’y adresser le temps d’une collaboration.

En UGC, tu envoies ta vidéo à la marque, et c’est elle qui la publie. Les personnes qui la voient sont ses abonnés à elle, les visiteurs de son site, ou les gens ciblés par ses publicités.

Concrètement, ton compte n’entre pas dans l’équation. Il peut rester petit, ou même privé. Je développe ce point dans mon article sur l’UGC sans abonnés et sans être influenceuse.

Ce que la marque obtient, en revanche, est encadré. Les droits d’usage précisent comment, où et combien de temps elle peut utiliser ton contenu. Tu retrouves toutes les définitions dans le glossaire UGC.

Comment se fixe le prix : la portée ou les droits d’usage

En influence, le prix dépend en général surtout de la portée : la taille de la communauté et le nombre de personnes qui vont voir la publication.

En UGC, ce n’est pas ton nombre d’abonnés qui fait le prix. Une vidéo se facture selon la niche, ton niveau, la complexité du projet, et surtout l’utilisation que la marque fera du contenu. On distingue deux grands types de droits :

  • Les droits organiques : la marque utilise la vidéo sur ses réseaux ou sur son site, sans publicité.
  • Les droits publicitaires (ADS) : la marque en fait une publicité sponsorisée pendant une durée définie.

Pour te donner un ordre d’idée, voici deux lignes de la grille indicative de mon guide, pour une créatrice qui débute :

  • une vidéo témoignage organique (30 secondes à 1 minute) se facture en général entre 80 et 150 € ;
  • une vidéo publicitaire pour les réseaux sociaux, utilisée pendant un an, plutôt entre 150 et 250 €.

Tu remarques ce qui n’apparaît nulle part ? Ton nombre d’abonnés. Ce qui fait bouger le prix, c’est l’usage.

À ça peuvent s’ajouter des options : la rédaction du script, le montage, des révisions ou des hooks supplémentaires. Je détaille tout dans l’article sur les tarifs UGC et la négociation.

Les cas hybrides : quand UGC et influence se croisent

Parfois, la frontière devient plus floue. Ce n’est pas un piège : il suffit de savoir repérer ce qu’on te demande.

Le whitelisting et les Spark Ads

Ce sont deux façons pour une marque de faire de la publicité avec toi : elle sponsorise un contenu depuis ton compte, ou elle utilise ton image dans ses pubs. Dans le premier cas, la publicité apparaît sous ton nom.

Ici, ton compte ou ton image entre en jeu, même si tu as peu d’abonnés. C’est un usage en plus : il se précise par écrit (durée, réseaux, pays) et il se prend en compte dans le prix, comme les droits publicitaires.

Quand la marque te demande aussi de publier

Il arrive qu’une marque te commande des vidéos UGC et te demande, en plus, de les poster sur ton compte. Là, on mélange les deux métiers : elle veut ton contenu, et un peu de ta visibilité.

Tu n’es pas obligée d’accepter, parce que publier chez toi ne fait pas partie de l’UGC. Si tu acceptes, c’est une prestation à part. Elle doit apparaître noir sur blanc dans le devis et dans le contrat.

Pourquoi c’est une bonne nouvelle quand tu débutes sans abonnés

Si tu n’as pas de communauté, tu ne pars pas avec un retard en UGC. Tu pars du même point que tout le monde : ton contenu.

Pas besoin d’animer un compte tous les jours ni de raconter ta vie en ligne pour être crédible. C’est aussi pour ça que j’aide en particulier celles qui veulent travailler de chez elles : des mamans, ou des personnes qui n’aiment pas leur métier actuel.

Mon exemple : une marque revenue pour mes vidéos

Avant l’UGC, je travaillais dans l’image. J’ai tout arrêté du jour au lendemain, sans compétences ni connaissances du métier.

Mon premier contrat rémunéré est arrivé environ 3 à 4 mois plus tard, grâce à une plateforme qui met en relation créatrices et marques. Ce délai dépend beaucoup du temps et de l’énergie qu’on y met, et moi, je partais sans aucune méthode.

Le projet : des faux ongles à coller, un produit avec lequel je n’étais pas à l’aise, filmé presque sans matériel. La marque était contente et elle est revenue plusieurs fois. Elle n’est pas revenue pour une audience. Elle est revenue pour mes vidéos.

Ensuite, j’ai filmé plus d’un an avec seulement mon téléphone et la lumière de ma fenêtre. Aujourd’hui, je suis créatrice UGC à plein temps depuis 3 ans, je gère 10 à 15 projets par semaine, et je ne démarche plus : les demandes arrivent, et je les trie.

Ce dont tu as besoin pour commencer

  • Quelques vidéos de portfolio, tournées avec des produits que tu as déjà chez toi. Je t’explique comment faire dans l’article pour créer ton portfolio UGC, même sans marque.
  • Ton téléphone et la lumière d’une fenêtre. Le reste du matériel est optionnel.
  • Une idée claire de ce que tu vends : un contenu et ses droits d’usage, pas une audience.

Si tu pars de zéro, mon guide pour devenir créatrice UGC reprend les étapes dans l’ordre. Et je présente les plateformes de mise en relation sur mon Instagram @kathleen_ugc.

Si tu veux aller plus loin

Tu sais maintenant que tu n’as pas besoin d’être influenceuse pour te lancer. J’ai rassemblé dans un plan de lancement gratuit les 4 clés pour démarrer en tant que créatrice UGC, même sans abonnés. C’est le point de départ que j’aurais aimé avoir au début.

3 questions pour savoir si on te demande de l’UGC ou de l’influence

Quand une demande arrive et que tu as un doute, pose-toi ces trois questions :

  • Qui va publier la vidéo ? Si c’est la marque, tu es en UGC.
  • Où, comment et combien de temps sera-t-elle utilisée ? Organique ou publicité, sur quels réseaux, pendant combien de temps : c’est ce qui définit les droits d’usage.
  • Est-ce que mon compte est concerné ? Publication chez toi, whitelisting, Spark Ads : si oui, c’est un usage en plus.

Et avant de signer, vérifie que tout ça est écrit, avec le montant, le nombre de révisions et les délais. Seul ce qui est écrit fait foi.

Questions fréquentes

Peut-on être créatrice UGC et influenceuse en même temps ?

Oui, les deux peuvent coexister : ce sont simplement deux prestations différentes. Mais l’une n’est pas une condition de l’autre. Tu peux faire de l’UGC sans jamais devenir influenceuse.

Le gifting, c’est de l’UGC ou de l’influence ?

Le gifting, c’est quand une marque t’offre son produit, avec ou sans rémunération. Ça existe dans les deux métiers. Ce qui fait la différence, c’est ce qu’on attend de toi en échange : un contenu pour la marque (UGC) ou une publication sur ton compte (influence).

Dois-je publier mes vidéos UGC sur mon compte pour trouver des marques ?

Non. Ce que tu montres aux marques, c’est ton portfolio, pas ton compte. Et les vidéos faites pour une marque, c’est elle qui les publie : tu n’as aucune obligation de les reposter chez toi.

Kathleen, créatrice UGC à plein temps depuis 3 ans. Elle a signé son premier contrat presque sans matériel, après des mois de mails sans réponse, et partage ici la méthode qu’elle aurait aimé avoir au début. Lire son histoire

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