Si tes mails aux marques restent sans réponse, c’est probablement qu’ils sont trop génériques : rien ne montre que tu connais la marque, ni comment tu vas l’aider. Une marque reçoit énormément de demandes de créatrices UGC. Pour que la tienne sorte du lot, prends 5 minutes pour l’analyser, propose-lui une seule idée de contenu précise, incarnée par toi, et garde ton portfolio pour le moment où elle te répond.
Mis à jour le 9 octobre 2026
Tu passes des soirées à démarcher des marques que tu aimes. Tu envoies, tu attends, tu vérifies ta boîte mail. Rien. Et tu finis par te demander si le problème, c’est toi.
Je connais très bien ce moment. Je te raconte mon erreur du début, puis ce que je te conseille avant d’écrire à une marque : l’analyse en 5 minutes, les signes qu’une marque a besoin d’UGC, la liste de chasse et l’idée précise qui donne envie de te répondre.
Mon erreur n°1 : 50 mails par semaine et aucune réponse
Avant l’UGC, je travaillais dans l’image. J’ai tout arrêté du jour au lendemain, sans compétences ni connaissances du métier. Alors j’ai écrit aux marques. Beaucoup.
J’envoyais environ 50 mails par semaine. Résultat : aucune réponse, aucun contrat.
J’ai mis du temps à comprendre pourquoi. Mes mails étaient génériques. Je n’avais fait aucune analyse de la marque, et je ne disais jamais comment j’allais l’aider. Avec le recul, c’est ma plus grosse erreur du début.
Ce que je n’avais pas en tête, c’est qu’une marque reçoit énormément de demandes. Un message qui pourrait partir tel quel chez n’importe qui ne lui donne aucune raison de s’arrêter. Les miens étaient noyés dans la masse.
Si tu te reconnais là-dedans, rassure-toi : le problème n’était ni mon matériel, ni mon nombre d’abonnés. D’ailleurs, tu peux faire de l’UGC sans abonnés et sans être influenceuse. Le problème, c’était ma façon d’écrire. Et ça, ça s’apprend.
À quoi reconnaît-on un mail générique ?
Mets-toi deux secondes à la place de la personne qui ouvre ton message au milieu de tous les autres. Elle se pose deux questions : est-ce que cette créatrice a compris qui on est ? Et qu’est-ce qu’elle peut faire pour nous, concrètement ?
Un mail générique ne répond à aucune des deux. Tu le reconnais à ces signes :
- Il pourrait être envoyé à n’importe quelle marque en changeant juste le nom.
- Il parle surtout de toi : ton parcours, ton envie de collaborer.
- Il ne cite rien de précis sur la marque : ni un produit, ni un post, ni un commentaire client.
- Il ne propose aucune idée de contenu, ou alors « des vidéos » en général.
- Il contient déjà un lien vers ton portfolio (on en reparle plus bas).
Un bon message, c’est l’inverse : il montre que tu as analysé la marque, et il propose une idée de contenu précise. Et pour y arriver, pas besoin d’y passer des heures.
Les 5 minutes d’analyse à faire avant d’écrire
Avant chaque message, prends 5 minutes sur les réseaux et le site de la marque. Voici ce que tu regardes :
- Ses posts récents : de quoi elle parle en ce moment, quels produits elle met en avant.
- Son identité visuelle et son ton : les couleurs, l’ambiance, sa façon de s’exprimer (plutôt drôle, plutôt douce, plutôt experte).
- Les formats qu’elle utilise : vidéos face caméra, photos produit, tutos, reels.
- Ce qui manque : pas de témoignage, pas de démonstration du produit, pas d’unboxing.
- Les commentaires de ses clientes : les questions qui reviennent, les doutes avant d’acheter.
- Sa cible et ses valeurs : à qui elle parle, ce qui compte pour elle.
Note ce que tu remarques en une ou deux lignes. Le point le plus utile, c’est souvent ce qui manque. Un manque, c’est un besoin. Et un besoin, c’est la porte d’entrée de ton message.
Les commentaires sont une vraie mine d’or. Si plusieurs personnes posent la même question sur un produit, tu tiens déjà une idée de vidéo utile pour la marque.
Comment repérer une marque qui a besoin d’UGC ?
Toutes les marques ne sont pas au même moment. Certaines te montrent clairement qu’elles ont besoin de contenu. Voici quatre signaux à repérer :
- Elle reposte du contenu de ses clientes : elle aime déjà ce format naturel, « consommatrice ».
- Elle vient de lancer un produit : elle a besoin de contenus pour le présenter et le faire connaître.
- Elle répond aux commentaires : le compte est actif, il y a quelqu’un derrière pour lire ton message.
- Elle n’a pas encore de contenu UGC : il y a une place à prendre, et tu peux lui montrer ce que ça donnerait.
Tiens une liste de chasse
Pour ne pas repartir de zéro à chaque fois, je te conseille de tenir une liste de chasse. C’est un simple tableur, avec quatre colonnes. Voici à quoi peut ressembler une ligne (avec une marque inventée pour l’exemple) :
| Marque | Réseaux | Besoin repéré | Idée de contenu |
|---|---|---|---|
| Une marque de shampoing solide (exemple fictif) | Instagram, TikTok | Aucune démonstration, des questions en commentaire sur la mousse | Une démonstration dans ma salle de bain, sur mes cheveux |
Tu la remplis au fil de tes analyses, et tu n’écris à une marque que quand la colonne « idée de contenu » est remplie. C’est tout l’inverse de mes 50 mails par semaine : moins de messages, mais chacun a une vraie raison d’exister.
Pour la remplir, commence par les marques que tu utilises déjà, celles que tu croises en magasin ou sur les réseaux, celles qui collent à ton univers.
Propose une seule idée, précise, incarnée par toi
C’est le cœur de ton message. Pas « je peux créer des vidéos pour votre marque ». Une seule idée, qui comble le manque que tu as repéré.
Et cette idée, tu l’incarnes : ta peau, tes cheveux, ton appart, ta vie. La marque doit pouvoir imaginer la vidéo avant même de te répondre.
Voici à quoi ça peut ressembler. C’est un exemple inventé pour illustrer, avec la marque fictive de la liste de chasse :
« J’ai vu que plusieurs personnes vous demandent en commentaire comment bien faire mousser votre shampoing solide. Je vous propose une vidéo de démonstration tournée dans ma salle de bain, sur mes cheveux bouclés, du premier geste jusqu’au résultat une fois secs. »
En deux phrases, la marque sait que tu as lu ses commentaires, que tu as compris une question de ses clientes, et ce que tu vas tourner. À toi de l’adapter à ta réalité : ton type de peau, ta cuisine, ton quotidien.
Ce n’est pas un mail complet, c’est la phrase qui change tout. Le reste du message se construit autour.
Pas de portfolio dans le premier message
C’est contre-intuitif, je sais. Mais dans un tout premier message, ne mets pas de lien vers ton portfolio. Tu le proposes, et tu l’envoies quand la marque te répond.
Ton premier message a un seul objectif : donner envie de te répondre. C’est ton idée qui fait ce travail. Le portfolio vient ensuite appuyer ta proposition.
Tu n’as pas encore de portfolio ? Pas de panique, tu peux le construire avec des produits que tu as déjà chez toi. Je t’explique tout dans mon article pour créer ton portfolio UGC, même sans marque.
Et que tu écrives par mail ou en DM sur Instagram, la logique reste la même : une analyse, une idée précise, et pas de portfolio au premier contact.
Si tu veux aller plus loin
Tu ne sais pas à quelles marques écrire, ni comment construire ton message autour de ton idée ? Dans mon guide UGC, je te donne 100 contacts de marques et des exemples de DM et d’e-mail à personnaliser, pour ne plus partir d’une page blanche. Tu y retrouves aussi la méthode pour trouver des marques, négocier et livrer.
Et en parallèle de tes messages ?
Écrire aux marques n’est pas le seul chemin. Après mes mois de mails sans réponse et un été de grosses remises en question, j’ai découvert des plateformes qui mettent en relation créatrices et marques. Je m’y suis inscrite.
Le principe : tu crées un profil, des marques publient des projets, et tu candidates ou elles te sollicitent. C’est par là que j’ai signé mon premier contrat rémunéré, environ 3 à 4 mois après l’arrêt de mon ancien métier. Ce délai dépend beaucoup du temps et de l’énergie qu’on y met, et moi, je partais sans aucune méthode.
Je t’explique leur fonctionnement dans mon article sur les plateformes UGC, et je les présente sur mon Instagram @kathleen_ugc.
Les deux approches se complètent. Et la méthode d’analyse que tu viens de voir te sert dans les deux cas : pour un message direct comme pour comprendre ce qu’une marque attend d’un projet.
Aujourd’hui, je suis créatrice UGC à plein temps depuis 3 ans, et je ne démarche plus : les demandes arrivent, et je les trie. Ça ne s’est pas fait en un jour. Mais si je devais recommencer, je commencerais par là : moins de mails, mieux préparés.
Si tu démarres tout juste, mon guide pour devenir créatrice UGC reprend toutes les bases, dans l’ordre.
Questions fréquentes
Combien de marques faut-il contacter par semaine ?
Il n’y a pas de chiffre magique. Au début, j’envoyais environ 50 mails par semaine, sans aucune réponse, parce qu’ils étaient génériques. Mieux vaut quelques messages bien préparés, chacun avec une idée précise, que des dizaines de messages copiés-collés.
Faut-il avoir des abonnés pour qu’une marque me réponde ?
Non. En UGC, la marque achète ton contenu et le droit de l’utiliser, pas ton audience. Ce qui compte dans ton message, c’est la preuve que tu as compris la marque et une idée de contenu qui lui parle.
Que faire quand une marque me répond ?
Envoie-lui ton portfolio, comme tu l’avais proposé, et réponds clairement à ses questions. Vient ensuite le devis : je détaille les fourchettes indicatives dans l’article sur les tarifs UGC et la négociation.
Kathleen, créatrice UGC à plein temps depuis 3 ans. Elle a signé son premier contrat presque sans matériel, après des mois de mails sans réponse, et partage ici la méthode qu’elle aurait aimé avoir au début. Lire son histoire
