J’ai peur de me lancer en UGC : ce que j’aurais aimé entendre

Portrait de Kathleen, créatrice UGC, au soleil

Avoir peur de se lancer en UGC, c’est normal, et ça ne veut pas dire que ce métier n’est pas fait pour toi. Pour devenir créatrice UGC, tu n’as besoin ni d’abonnés, ni de matériel, ni d’être parfaitement à l’aise face caméra : tu as besoin d’une méthode et d’un premier petit pas. La peur ne part pas avant de commencer, elle diminue en faisant.

Mis à jour le 9 octobre 2026

« J’ai peur de me lancer. » Avec « comment on fait pour se lancer ? », c’est la phrase que je reçois le plus souvent en message privé.

Si tu es ici, tu te reconnais peut-être. Tu as envie de travailler de chez toi, parce que tu es maman et que tu veux t’organiser autrement, ou parce que ton métier actuel ne te ressemble plus. Tu as compris ce que fait une créatrice UGC. Et pourtant, quelque chose te retient.

Je ne vais pas te dire que la peur va disparaître. Je vais te raconter la mienne, répondre aux peurs que je lis le plus souvent, et te proposer quelques petits pas pour cette semaine.

Moi aussi, je suis passée par là

Avant l’UGC, je travaillais dans l’image. J’ai tout arrêté du jour au lendemain, sans compétences et sans rien connaître du métier.

Au début, j’envoyais environ 50 mails par semaine à des marques. Aucune réponse. Pas un seul contrat.

Je vivais sur ce qui me restait de mon ancien métier, puis je suis arrivée au bout. Il y a eu cet été-là : deux mois de grosses remises en question. À ce moment-là, 1 000 € dans le mois, c’était le summum.

Je te le raconte parce que, de l’extérieur, on ne voit souvent que la suite. Pas les semaines où rien ne bouge.

Ensuite, j’ai découvert des plateformes qui mettent en relation créatrices et marques. Je m’y suis inscrite. Mon premier contrat rémunéré est arrivé environ 3 à 4 mois après l’arrêt de mon ancien métier.

Ce délai, c’est le mien. Il dépend de mon contexte, du temps et de l’énergie que j’y ai mis, et je partais sans aucune méthode. Ne le prends pas comme une règle.

Ce premier projet, c’étaient des faux ongles à coller. Un produit avec lequel je n’étais pas à l’aise du tout. Je l’ai filmé presque sans matériel : peut-être une petite ring light, sans doute pas de trépied.

La marque était contente. Elle est revenue plusieurs fois.

Aujourd’hui, je suis créatrice UGC à plein temps depuis 3 ans. Je vis très bien de l’UGC et je gère mes horaires. Entre les deux, il y a eu beaucoup d’erreurs, et petit à petit, une méthode. Je raconte tout le chemin sur la page Mon histoire.

Les peurs que je lis le plus souvent, et ce que je leur réponds

Derrière « j’ai peur de me lancer », il y a souvent une peur plus précise. Voici celles qui reviennent le plus.

« Je ne suis pas assez belle, ou pas assez à l’aise face caméra »

Une vidéo UGC, c’est un contenu au format « consommatrice » : elle doit ressembler à l’avis d’une vraie cliente, pas à une publicité tournée en studio. Tu parles du produit comme tu en parlerais à une amie.

Ce que tu apportes à une marque, c’est justement toi : ta peau, tes cheveux, ton appart, ta façon d’utiliser le produit. Et tout ne se passe pas face caméra : une vidéo, c’est aussi des plans secondaires (le B-roll), comme tes mains, les gestes, la texture, les détails du produit.

L’aisance, elle vient en tournant. Mon tout premier projet portait sur un produit avec lequel je n’étais pas à l’aise. La marque est quand même revenue.

« Je n’ai pas d’abonnés »

Tu n’en as pas besoin. En UGC, tu ne publies pas la vidéo chez toi : tu l’envoies à la marque, qui l’utilise sur ses comptes, sur son site ou en publicité.

Ce qu’elle achète, c’est ton contenu et le droit de l’utiliser, pas ton audience. J’explique tout dans l’article sur l’UGC sans abonnés.

« Je n’ai pas de matériel »

Le matériel est optionnel. Mon premier projet, je l’ai filmé presque sans rien. Ensuite, j’ai filmé plus d’un an avec seulement mon téléphone et la lumière de ma fenêtre.

Pour démarrer avec ce que tu as déjà chez toi, lis mon article pour se lancer en UGC sans expérience.

« J’ai peur de demander de l’argent »

Facturer une marque pour la première fois, ça stresse. Moi, au début, je demandais 90 ou 100 € par projet, pour beaucoup de travail, parfois jusqu’à très tard. J’ai observé les tarifs du marché, et j’ai augmenté petit à petit.

Commencer avec des tarifs de débutante, c’est normal. À titre indicatif, une vidéo témoignage organique se facture en général entre 80 et 150 € quand on débute (ça varie selon la niche, ton niveau, la complexité et surtout l’utilisation que la marque fera du contenu). Les repères complets sont dans tarifs UGC et négociation.

Et si c’est la peur de ne pas être payée qui te bloque : j’envoie une première version sous filigrane, et la version finale après la preuve de paiement (sauf sur les plateformes sécurisées). Je t’explique tout dans se faire payer sans relancer pendant des semaines.

« J’ai peur de ne pas trouver de marques »

Celle-là, je l’ai vécue. Avec le recul, je sais pourquoi mes 50 mails par semaine restaient sans réponse : ils étaient génériques, sans aucune analyse de la marque, sans dire comment j’allais l’aider. Une marque reçoit énormément de demandes. Les miennes ne lui donnaient aucune raison de répondre.

Le problème, ce n’était pas moi. C’étaient mes mails. Un bon message montre que tu as regardé la marque de près et propose une idée de contenu précise. J’en parle dans l’article sur les mails aux marques qui restent sans réponse.

Et tu n’es pas obligée de tout miser sur les mails : c’est sur une plateforme qui met en relation créatrices et marques que j’ai signé mon premier contrat. Je t’explique comment fonctionnent ces plateformes, et je les présente sur mon Instagram @kathleen_ugc.

Si tu veux aller plus loin

Si tu as envie de faire un premier pas sans te perdre, j’ai rassemblé dans un plan de lancement gratuit les 4 clés pour démarrer en tant que créatrice UGC, même sans abonnés. C’est le point de départ que j’aurais aimé avoir cet été-là.

Est-ce que l’UGC est fait pour moi ?

Je ne peux pas répondre à ta place. Mais je peux te dire ce que ce métier demande, sans l’enjoliver.

L’UGC est un métier simple : on filme avec son téléphone. Mais il demande une méthode structurée, et de savoir ce qu’on vend. Il demande aussi du temps et de l’énergie, surtout au début.

Je ne vais pas te vendre du rêve : on ne devient pas millionnaire avec l’UGC seul. Mais on peut très bien en vivre en comprenant les objectifs des marques et en fidélisant ses clients. J’en parle plus en détail dans peut-on vivre de l’UGC ?

Si l’idée de créer des vidéos pour des marques, de chez toi, te donne plus envie qu’elle ne te fait fuir, ça vaut la peine d’essayer. La peur peut venir avec toi.

Quatre petits pas à faire cette semaine

Pas de grand plan. Juste des petits pas, qui ne t’engagent à rien.

  • Tourne une vidéo pour toi seule, avec un produit que tu as déjà chez toi, ton téléphone et la lumière d’une fenêtre. Personne n’a besoin de la voir. Suis une structure simple : un hook, un problème, la découverte du produit, le résultat, un appel à l’action.
  • Choisis une marque que tu aimes et prends 5 minutes pour l’observer : ses posts récents, les formats qu’elle utilise, ce qui manque, les questions dans les commentaires. Note une idée de contenu précise que tu pourrais lui proposer.
  • Ouvre ta « liste de chasse » : un simple tableur avec le nom de la marque, ses réseaux, le besoin repéré et ton idée de contenu. Une seule ligne cette semaine, c’est déjà un début.
  • Apprends les mots du métier : brief, hook, V1, droits d’usage. Le jour où une marque te répond, tu sauras ce qu’elle te demande. Tout est dans le glossaire UGC.

Un seul de ces pas, c’est déjà plus qu’hier. Pour une vue d’ensemble, la page par où commencer t’aide à t’y retrouver.

Ce que je dirais à la Kathleen de cet été-là

Si je pouvais revenir à cet été de remises en question, je lui dirais simplement :

« Fonce. Tu vas y arriver, et bien plus que tu ne le penses. C’est un moment passager. »

À toi, je ne peux pas promettre la même chose. Je ne connais pas ton contexte, ni le temps que tu pourras y consacrer, et personne ne peut te garantir un résultat ou un délai.

Mais je peux te dire ce que j’ai appris : la période où tout paraît bloqué n’est pas forcément celle qui dure. Et la peur ne part pas avant de commencer. Elle diminue en faisant, un petit pas après l’autre.

Questions fréquentes

Est-ce normal d’avoir peur de se lancer en UGC ?

Oui, et ça ne veut pas dire que tu n’es pas faite pour ça. Je suis passée par là moi aussi. La peur diminue en faisant, avec des petits pas concrets.

Combien de temps faut-il pour décrocher son premier contrat UGC ?

Il n’y a pas de délai type : ça dépend de ton contexte, du temps et de l’énergie que tu y mets. Pour moi, c’était environ 3 à 4 mois après l’arrêt de mon ancien métier, et je partais sans aucune méthode.

Peut-on devenir créatrice UGC en travaillant de chez soi ?

Oui. Tu filmes avec ton téléphone, chez toi, et tu envoies tes vidéos à la marque. Aujourd’hui, je gère mes horaires, et j’aide en particulier celles qui veulent travailler de chez elles : les mamans, ou celles qui n’aiment plus leur métier actuel.

Kathleen, créatrice UGC à plein temps depuis 3 ans. Elle a signé son premier contrat presque sans matériel, après des mois de mails sans réponse, et partage ici la méthode qu’elle aurait aimé avoir au début. Lire son histoire

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