Quand on débute comme créatrice UGC, une vidéo témoignage organique se facture en général entre 80 et 150 €, et une vidéo publicitaire diffusée pendant un an entre 150 et 250 €. Ces tarifs UGC varient selon ta niche, ton niveau, la complexité du contenu et surtout l’utilisation que la marque fera de ta vidéo. Le reste dépend de ce que tu inclus dans ton prix, des options que tu factures en plus et de ta façon de négocier.
Mis à jour le 8 octobre 2026
Fixer ses prix, c’est souvent ce qui bloque le plus au début. On a peur de demander trop, alors on demande trop peu. Moi aussi, j’ai commencé bas.
Dans cet article, je te partage la grille indicative de mon guide, ce qui fait bouger un tarif, mon propre parcours et quoi faire quand une marque te propose moins. Si tu en es encore à te demander par où commencer, lis d’abord comment devenir créatrice UGC, puis reviens ici.
Combien facturer une vidéo UGC quand on débute ?
Il n’existe pas de tarif officiel. Voici ce qui se facture en général, d’après la grille que j’ai mise dans mon guide. La colonne « débutante » correspond à tes premiers projets, la colonne « classique » à ce qui se pratique avec plus d’expérience.
| Type de contenu | Débutante | Classique |
|---|---|---|
| Vidéo témoignage organique (30 s à 1 min) | 80 à 150 € | 200 à 250 € |
| Vidéo démonstration organique | 100 à 180 € | 250 à 300 € |
| Unboxing organique | 100 à 150 € | 200 à 300 € |
| Vidéo publicitaire (ADS) réseaux sociaux, 1 an | 150 à 250 € | 250 à 600 € |
Ces montants sont des repères, pas des règles. Ils bougent selon ta niche, ton niveau, la complexité du contenu et surtout l’utilisation que la marque fera de ta vidéo.
Et non, tu n’as pas besoin d’abonnés pour les facturer. La marque paie un contenu qu’elle va utiliser sur ses comptes, son site ou en publicité, pas ta visibilité. J’en parle en détail dans faire de l’UGC sans abonnés et sans être influenceuse.
Qu’est-ce qui fait varier le prix d’une vidéo UGC ?
Deux créatrices peuvent facturer des montants différents pour des vidéos qui se ressemblent. C’est normal. Quatre choses font bouger le prix :
- Ta niche : le type de produits sur lesquels tu travailles.
- Ton niveau : ton portfolio, tes premières collaborations, ton aisance face caméra.
- La complexité du contenu : un témoignage face caméra ne demande pas le même travail qu’une démonstration avec plusieurs plans.
- L’utilisation que la marque en fera : c’est le point le plus important, et celui qu’on oublie facilement au début.
Droits organiques ou droits publicitaires : quelle différence ?
Ta vidéo ne vaut pas la même chose selon ce que la marque en fait. C’est pour ça qu’on parle de droits d’utilisation.
- Droits organiques : la marque publie ta vidéo sur ses réseaux ou sur son site, sans publicité.
- Droits publicitaires (ADS) : la marque transforme ta vidéo en publicité sponsorisée, pendant une durée définie.
En publicité, ta vidéo est diffusée pour faire vendre, y compris auprès de personnes qui ne suivent pas la marque. Elle travaille pour elle plus largement. C’est pour ça qu’elle se facture plus cher.
La durée compte aussi. Dans la grille, la vidéo publicitaire est prévue pour un an. Si la marque veut l’utiliser plus longtemps, ça se discute et ça se reflète dans ton prix.
Mon conseil : écris toujours sur ton devis le type de droits et leur durée. Ça évite les malentendus des deux côtés.
Quelles options facturer en plus de la vidéo ?
Ton tarif de base couvre la vidéo. Tout ce qui demande du travail en plus peut se facturer à part :
- La rédaction du script, si la marque ne te le fournit pas.
- Le montage : assembler les plans, ajouter le texte, la musique ou les sous-titres. Moi, je monte sur CapCut (lien affilié, la version gratuite suffit pour débuter).
- Les droits publicitaires, si la marque veut utiliser ta vidéo en publicité.
- Les révisions supplémentaires, au-delà de celles prévues au départ.
- Les hooks supplémentaires : plusieurs versions des premières secondes de la vidéo, celles qui accrochent l’attention.
L’idée n’est pas de tout facturer pour gonfler la note. C’est d’être claire dès le départ sur ce qui est inclus et sur ce qui ne l’est pas. Quand c’est clair pour toi, c’est clair pour la marque.
Mon exemple : 90 € au début, puis des tarifs qui montent petit à petit
Mon premier projet, c’était des faux ongles à coller. Un produit avec lequel je n’étais pas à l’aise du tout, filmé presque sans matériel. La marque était contente et elle est revenue plusieurs fois.
À l’époque, je facturais 90 ou 100 € par projet. Pour beaucoup de travail, parfois jusqu’à très tard. Ensuite, j’ai observé les tarifs du marché et j’ai augmenté petit à petit.
Quand je suis passée à des tarifs de créatrice intermédiaire, la marque d’ongles n’est plus revenue. Et c’était un choix assumé. De plus grosses marques sont arrivées ensuite.
Ce que j’en retiens : commencer bas n’est pas une erreur, c’est un point de départ. Ton tarif peut évoluer avec ton expérience, et perdre une cliente en augmentant fait partie du chemin. Ça ne veut pas dire que ce sera pareil pour toi, ni au même rythme : ça dépend du temps et de l’énergie que tu y mets.
Aujourd’hui, je vis très bien de l’UGC. On ne devient pas millionnaire avec l’UGC seul, mais on peut très bien en vivre en comprenant les objectifs des marques et en fidélisant ses clients. Je t’explique ce que ça demande dans peut-on vivre de l’UGC ?
Que faire quand une marque propose moins que tes tarifs ?
Ça arrive, et c’est normal. Une marque est une entreprise : elle doit gérer ses coûts, donc elle négocie. Ce n’est pas un jugement sur ton travail.
Quelques pistes pour garder la tête froide :
- Ne réponds pas à chaud. Relis la demande, compare-la à ta grille et prends le temps de préparer ta réponse.
- Connais ton prix plancher. Avant même la discussion, sache en dessous de quel montant tu dis non. Pense à tout le temps que demande le projet : script, tournage, montage, révisions.
- Ajuste le contenu, pas seulement le prix. Moins de vidéos, pas de montage, des droits organiques plutôt que publicitaires : si le budget baisse, la prestation peut changer aussi.
- Mets l’accord par écrit. Ton devis précise ce qui est inclus, les droits et leur durée.
- Accepte de dire non. Comme avec ma marque d’ongles, refuser un projet trop bas peut libérer de la place pour des projets qui te correspondent mieux.
Ce que je ne détaille pas ici, ce sont les questions à poser à la marque et les phrases que j’utilise pour négocier. Elles ont besoin d’un peu de contexte pour bien fonctionner, alors je les ai mises dans mon guide.
Si tu veux aller plus loin
Les questions à poser avant d’annoncer ton prix, les phrases que j’utilise pour négocier et un contrat prêt à l’emploi : tout est dans mon guide UGC. Tu y trouves aussi comment trouver des marques et livrer ton travail sereinement. Et si tu veux gagner du temps sur tes devis et tes factures, le pack complet ajoute les modèles prêts à remplir.
Comment sécuriser ton paiement : la technique du filigrane
Fixer le bon prix, c’est une chose. Être payée à temps, c’en est une autre. Ma technique pour ne pas courir après les virements, c’est le filigrane.
J’envoie d’abord une première version (la V1) avec un filigrane, c’est-à-dire un marquage visible sur la vidéo. La marque la valide. Je n’envoie la version finale, sans filigrane, qu’après avoir reçu la preuve de paiement.
La seule exception, c’est quand je passe par une plateforme qui met en relation créatrices et marques et qui sécurise déjà le paiement (je présente ces plateformes sur mon Instagram).
Ça m’évite des heures de relances chaque semaine. Et chaque heure passée à relancer, c’est du temps en moins pour créer. Je détaille toute ma méthode dans se faire payer en UGC sans relancer.
Facturation électronique : ce qui change en 2027
Petit point pratique. À partir du 1er septembre 2027, les micro-entreprises devront émettre leurs factures aux entreprises françaises via une plateforme agréée. Jusqu’au 31 août 2027, une facture en PDF reste valable, et ton devis peut rester en PDF.
C’est un sujet qui bouge encore : vérifie avec un expert-comptable ce qui s’applique à ta situation.
Questions fréquentes sur les tarifs UGC
Faut-il des abonnés pour facturer ses vidéos UGC ?
Non. Tu crées des vidéos que la marque utilise sur ses propres comptes, son site ou en publicité. Tu n’as pas besoin de les publier sur ton profil, et ce n’est pas de l’influence.
Quel statut pour facturer une marque ?
En France, on démarre en général en micro-entreprise, que tu peux créer gratuitement sur le guichet unique officiel (procedures.inpi.fr). Pour tout ce qui touche aux impôts et aux cotisations, demande conseil à un expert-comptable.
Est-ce que je dois travailler gratuitement pour commencer ?
Pour ton portfolio, tu n’as pas besoin de marque : tu crées tes propres contenus avec des produits que tu as déjà chez toi. Dès qu’une marque utilise ta vidéo, c’est une prestation qui se facture, même au tarif débutante. Je t’explique comment démarrer dans se lancer en UGC sans expérience.
Kathleen, créatrice UGC à plein temps depuis 3 ans. Elle a signé son premier contrat presque sans matériel, après des mois de mails sans réponse, et partage ici la méthode qu’elle aurait aimé avoir au début. Lire son histoire
