Se lancer en UGC sans expérience (et sans matériel) : par où commencer

Porte-fenêtre : la lumière naturelle suffit pour tourner une vidéo UGC

Oui, tu peux te lancer en UGC sans expérience et sans matériel : ton téléphone et la lumière d’une fenêtre suffisent pour commencer. Regarde des vidéos UGC pour comprendre les formats, entraîne-toi avec les produits que tu as déjà chez toi, crée tes premiers contenus de portfolio, puis écris aux marques avec un message personnalisé. Devenir créatrice UGC ne demande ni diplôme ni CV, mais une méthode et un peu de régularité.

Mis à jour le 14 octobre 2026

« J’ai peur de me lancer. » C’est la phrase que je lis le plus souvent dans mes messages privés. Je la comprends : je suis passée par là. J’y ai consacré un article entier : ce que j’aurais aimé entendre quand j’avais peur de me lancer.

Se lancer en UGC sans expérience, c’est exactement ce que j’ai fait. Aujourd’hui, je suis créatrice UGC à plein temps depuis 3 ans. Dans cet article, je te montre par où commencer, dans l’ordre, avec ce que tu as déjà chez toi.

« J’ai peur de me lancer » : c’est normal

Avoir peur, ça ne veut pas dire que tu n’es pas faite pour ça. Ça veut juste dire que tu te lances dans quelque chose que tu ne connais pas encore.

Derrière cette peur, il y a souvent des questions très concrètes :

  • est-ce que je suis légitime sans expérience ?
  • est-ce que je ne vais pas me trouver ridicule face caméra ?
  • et si j’écris aux marques et que personne ne me répond ?
  • et si une marque dit oui, est-ce que je saurai quoi faire ?

Chacune a une réponse, et aucune ne demande d’expérience. La peur ne part pas avant que tu te lances : elle diminue en faisant. C’est pour ça que les étapes plus bas sont volontairement petites.

Pourquoi l’expérience n’est pas un prérequis pour devenir créatrice UGC

Avant l’UGC, je travaillais dans l’image. J’ai tout arrêté du jour au lendemain, sans compétences ni connaissances du métier. Je partais de zéro.

Le métier en lui-même est simple : filmer avec ton téléphone. Ce qui fait la différence, ce n’est pas ton parcours, c’est une méthode structurée et savoir ce que tu vends.

Petit rappel : l’UGC (User Generated Content), ce sont des vidéos ou des photos que tu crées pour une marque, au format « consommatrice ». Elle les utilise sur ses propres comptes, sur son site ou en publicité. Pas besoin de les publier sur ton profil ni d’avoir des abonnés : ce n’est pas de l’influence. Je t’explique tout dans mon article sur l’UGC sans abonnés et sans être influenceuse.

Le matériel : ton téléphone et une fenêtre suffisent

Le matériel, c’est souvent ce qui fait repousser le lancement. Je te rassure tout de suite.

J’ai filmé plus d’un an avec seulement mon téléphone et la lumière de ma fenêtre. Pas de caméra, pas de micro, pas de studio.

Pour commencer, il te faut :

  • ton téléphone, celui que tu as déjà ;
  • une fenêtre, pour la lumière du jour ;
  • quelques produits que tu utilises déjà.

Une astuce simple : place-toi face à la fenêtre, pas dos à elle. La lumière éclaire ton visage et le produit.

Un trépied ou une petite lumière, ça peut aider plus tard. Mais c’est optionnel, et rien ne t’oblige à acheter quoi que ce soit avant ton premier contrat. Le jour où tu voudras t’équiper, je t’explique dans quel ordre investir dans ton matériel UGC.

Débuter en UGC : les premiers pas, dans l’ordre

Voici l’ordre que je te conseille. Chaque étape prépare la suivante.

1. Regarde des vidéos UGC pour comprendre les formats

Avant de filmer, observe. Les publicités sur les réseaux sociaux et les vidéos des marques que tu aimes sont pleines de contenus UGC.

Repère les grands formats : la vidéo témoignage (tu donnes ton avis), la démonstration (tu montres comment le produit s’utilise) et l’unboxing (tu ouvres le colis). Regarde aussi comment les premières secondes accrochent l’attention : c’est ce qu’on appelle le hook. Pas besoin de tout comprendre, tu cherches juste des repères.

2. Entraîne-toi avec les produits que tu as déjà chez toi

Ta crème de jour, ton café, un ustensile de cuisine, une bougie : tout peut servir d’entraînement. Filme, regarde-toi, recommence.

Les premières fois, tu ne vas pas te trouver naturelle. C’est normal, et c’est justement pour ça qu’on s’entraîne sans marque derrière.

3. Crée 3 à 5 premiers contenus pour ton portfolio

Quand tu es plus à l’aise, garde tes meilleures vidéos ou refais-les proprement. Trois à cinq contenus, c’est assez pour démarrer ton portfolio.

Varie les formats (témoignage, démonstration, unboxing), si possible avec des produits proches des marques qui te plaisent. Ton portfolio, c’est ta preuve : il montre ce que tu sais faire, même sans client.

Pour aller plus loin sur le portfolio et les premières démarches, lis mon article pour devenir créatrice UGC. Et pour construire ton portfolio pas à pas, même sans marque, j’ai écrit un guide dédié au portfolio UGC.

4. Apprends à écrire à une marque

Au début, j’envoyais environ 50 mails par semaine aux marques. Résultat : aucune réponse, aucun contrat.

J’ai compris plus tard pourquoi : mes mails étaient génériques, sans aucune analyse de la marque, sans dire comment j’allais l’aider. Or une marque reçoit énormément de demandes. Un message passe-partout ne lui donne aucune raison de répondre.

C’est ma plus grosse erreur du début. Quelques pistes pour l’éviter :

  • regarde vraiment la marque : ses produits, ses contenus, ce qu’elle met en avant ;
  • propose une idée de contenu précise, pensée pour elle ;
  • dis en une phrase ce que ton contenu peut lui apporter ;
  • ne mets pas le lien de ton portfolio dans le tout premier message : propose de l’envoyer, et envoie-le quand la marque répond.

Un exemple : pour une marque de thé, au lieu de « j’adore vos produits », propose une vidéo de ta pause de l’après-midi, avec la préparation du thé en quelques plans. La marque visualise tout de suite le contenu.

Le mail complet et la façon de répondre quand une marque revient vers toi, je les détaille dans mon guide UGC.

5. Vise un premier contrat, même modeste

Au départ, ton objectif n’est pas le contrat parfait. C’est le premier : celui qui te prouve que tu en es capable.

En plus des mails, il existe des plateformes qui mettent en relation créatrices et marques. C’est là que j’ai décroché mon premier contrat, et je te les présente sur mon compte Instagram.

Modeste ne veut pas dire gratuit. Un tarif de débutante, oui. Travailler pour rien par manque de confiance, non. Pour te repérer, lis mon article sur les tarifs UGC et la négociation.

Mon premier contrat : des faux ongles, presque sans matériel

Mon premier contrat rémunéré est arrivé environ 3 à 4 mois après l’arrêt de mon ancien métier. Je précise tout de suite : ce délai dépend beaucoup du temps et de l’énergie que tu y mets, et moi, je partais sans aucune méthode. Ce n’est ni une règle ni une promesse, juste mon parcours.

Entre les deux, il y a eu un été de grosses remises en question. La peur de m’être trompée, je l’ai eue aussi.

Le produit : des faux ongles à coller. Un produit avec lequel je n’étais pas du tout à l’aise. Côté matériel, j’avais peut-être une petite ring light, et je ne crois même pas avoir eu de trépied.

Et pourtant, la marque était contente. Elle est revenue plusieurs fois.

Ce que j’en retiens : pas besoin d’être parfaitement à l’aise ni parfaitement équipée pour réussir un premier projet. Il faut surtout te lancer, bien montrer le produit et livrer ce que la marque attend.

Si tu veux aller plus loin

Si tu ne sais pas encore par où commencer, j’ai réuni dans un plan de lancement gratuit les 4 clés pour te lancer, même sans abonnés. Il t’aide à poser tes premières étapes sans te disperser.

Ce que tu apprends sur tes premiers projets

Ton tarif va évoluer

Au début, je facturais 90 ou 100 € par projet. Pour beaucoup de travail, parfois jusque très tard le soir. J’ai observé les tarifs du marché et j’ai augmenté petit à petit.

Quand je suis passée à des tarifs de créatrice intermédiaire, la marque d’ongles n’est plus revenue. C’était un choix assumé : de plus grosses marques sont arrivées ensuite.

L’organisation compte autant que la vidéo

J’ai mis en place une technique simple pour sécuriser mes projets : j’envoie une première version sous filigrane, et la version finale seulement après la preuve de paiement (sauf sur les plateformes sécurisées). Ça m’évite des heures de relances chaque semaine.

Comprendre la marque, c’est ce qui la fait revenir

On ne devient pas millionnaire avec l’UGC seul, mais on peut très bien en vivre en comprenant les objectifs des marques et en fidélisant ses clients. Aujourd’hui, je fais 10 à 15 projets par semaine et je ne démarche plus : les demandes arrivent, je les trie.

Mais tout a commencé avec un téléphone, une fenêtre et des faux ongles à coller. Alors si tu as peur, commence petit : regarde quelques vidéos UGC ce soir, filme un produit de ta salle de bain demain. La confiance vient en faisant.

Questions fréquentes

Faut-il des abonnés pour se lancer en UGC sans expérience ?

Non. En tant que créatrice UGC, c’est la marque qui utilise tes contenus sur ses comptes, son site ou en publicité. Tu n’as pas besoin de les publier sur ton profil.

Quand on débute en UGC, combien de temps faut-il pour décrocher un premier contrat ?

Il n’y a pas de délai garanti. Mon premier contrat rémunéré est arrivé environ 3 à 4 mois après l’arrêt de mon ancien métier, sans aucune méthode. Ça dépend surtout du temps et de l’énergie que tu y investis.

Faut-il créer son statut avant de commencer ?

Pas pour t’entraîner ni pour créer ton portfolio. Pour facturer une marque en France, on démarre en général en micro-entreprise, créée gratuitement sur le guichet unique officiel (procedures.inpi.fr). En cas de doute, demande conseil à un expert-comptable.

UGC creator, créatrice UGC : c’est la même chose ?

Oui. « UGC creator », c’est simplement le terme anglais pour créatrice (ou créateur) UGC. Pour débuter, le chemin est le même : comprendre ce que tu vends, t’entraîner avec tes propres produits, créer un portfolio, puis écrire aux marques. J’ai résumé tout le parcours en 6 étapes sur la page Commencer ici.

Kathleen, créatrice UGC à plein temps depuis 3 ans. Elle a signé son premier contrat presque sans matériel, après des mois de mails sans réponse, et partage ici la méthode qu’elle aurait aimé avoir au début. Lire son histoire

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