Oui, on peut vivre de l’UGC, mais pas sans méthode ni du jour au lendemain. On ne devient pas millionnaire avec l’UGC seul, mais une créatrice UGC peut très bien en vivre en comprenant les objectifs des marques et en fidélisant ses clients. C’est mon cas depuis 3 ans, et je suis partie de zéro.
Mis à jour le 8 octobre 2026
Si tu te poses la question, c’est sans doute que tu as vu passer des vidéos qui donnent l’impression que tout est facile. Ou au contraire, des personnes qui te disent que c’est impossible.
Ici, je te raconte comment ça se passe pour de vrai, avec mon propre parcours en exemple.
Vivre de l’UGC, ça veut dire quoi concrètement ?
L’UGC (User Generated Content), ce sont des vidéos ou des photos que tu crées pour une marque, au format « consommatrice ». La marque les utilise ensuite sur ses propres comptes, sur son site ou en publicité.
Tu n’as pas besoin de publier sur ton profil ni d’avoir des abonnés. Ce n’est pas de l’influence. Si tu découvres tout juste le métier, commence par mon article pour devenir créatrice UGC, il pose toutes les bases.
Et si tu confonds encore les deux métiers, je compare ce que la marque achète dans chaque cas dans UGC ou influence : quelle différence ?
Vivre de l’UGC, c’est donc être payée régulièrement par des marques pour ces contenus, en tant qu’indépendante. Il n’y a pas de revenu fixe : tu fixes tes tarifs, tu choisis tes projets, tu organises ton temps.
Le métier en lui-même est simple : on filme avec son téléphone. Ce qui demande du travail, c’est la méthode autour, et savoir ce que tu vends.
Qu’est-ce qui fait la différence entre celles qui en vivent et les autres ?
Ce n’est pas une question de talent, ni de matériel, ni de nombre d’abonnés. Voilà ce qui fait la différence, d’après mon expérience.
Une méthode, plutôt que tâtonner
Une méthode structurée, c’est savoir dans quel ordre avancer : ton portfolio, les marques à contacter, ton message, tes tarifs, ta livraison. Sans ça, on perd des mois à tâtonner (j’en sais quelque chose).
La régularité
Celles qui en vivent continuent à contacter des marques et à améliorer leurs contenus, même quand rien ne bouge pendant un moment.
Savoir ce que tu vends
Une marque n’achète pas juste une vidéo. Elle cherche à atteindre un objectif : faire connaître un produit, rassurer ses clients, vendre davantage. Quand tu comprends cet objectif et que ton contenu y répond, tu deviens bien plus intéressante pour elle.
Fidéliser tes clients
Vivre de l’UGC, c’est aussi donner envie aux marques de revenir. Une marque contente qui revient pour un deuxième, puis un troisième projet, c’est du démarchage en moins.
Faire évoluer tes tarifs
Au début, on accepte souvent des petits tarifs, et c’est normal. Mais si tu ne les fais jamais évoluer, tu travailles beaucoup pour peu. Observe les tarifs du marché, augmente petit à petit, et pense aux options qu’on peut facturer en plus : rédaction du script, montage, droits publicitaires, révisions ou hooks supplémentaires.
Je t’explique tout dans mon article sur les tarifs UGC et la négociation.
T’organiser pour ne pas perdre de temps en relances
Courir après un paiement, ça prend un temps fou. Ma technique : j’envoie une première version sous filigrane, et la version finale seulement après la preuve de paiement (sauf sur les plateformes sécurisées). Ça m’évite des heures de relances chaque semaine. Ma méthode pour être payée sans relancer est détaillée dans se faire payer en UGC.
Mon exemple : comment j’en suis arrivée à vivre de l’UGC
Avant, je travaillais dans l’image. J’ai tout arrêté du jour au lendemain, sans compétences et sans connaître le métier.
Les débuts : des dizaines de mails, zéro réponse
Au début, j’envoyais environ 50 mails par semaine à des marques. Aucune réponse. Aucun contrat.
Mes mails étaient génériques. Je n’analysais pas la marque, je ne disais pas comment j’allais l’aider. J’ai compris plus tard que c’était ma plus grosse erreur : une marque reçoit énormément de demandes, et un message passe-partout ne sort pas du lot.
Il y a eu un été de grosses remises en question. Pendant cette transition, 1 000 € par mois, c’était le summum pour moi.
Le premier contrat
Puis j’ai découvert des plateformes qui mettent en relation créatrices et marques, et je m’y suis inscrite (je te les présente sur mon Instagram). J’ai signé mon premier contrat rémunéré environ 3 à 4 mois après avoir arrêté mon ancien métier.
Ce délai, c’est le mien, pas une règle : il dépend du temps et de l’énergie qu’on y investit, et moi je partais sans aucune méthode.
Mon premier projet ? Des faux ongles à coller. Un produit avec lequel je n’étais pas à l’aise, filmé presque sans matériel : peut-être une petite ring light, sans doute pas de trépied. La marque était contente, et elle est revenue plusieurs fois.
Des petits tarifs, puis des choix assumés
Au début, je facturais 90 ou 100 € par projet. Pour beaucoup de travail, parfois très tard.
J’ai observé les tarifs du marché et je les ai augmentés petit à petit. Quand je suis passée à des tarifs de créatrice intermédiaire, la marque d’ongles n’est plus revenue. C’était un choix assumé : de plus grosses marques sont arrivées ensuite.
Aujourd’hui
Ça fait 3 ans que je suis créatrice UGC à plein temps. Je gère 10 à 15 projets par semaine et je ne démarche plus : les demandes arrivent, et je les trie. Je vis très bien de l’UGC et je gère mes horaires.
Je te raconte tout ça pour une raison : je ne suis pas partie avec un avantage. Tout ce qui a fait la différence, je l’ai appris en chemin.
Les erreurs qui empêchent de vivre de l’UGC
La plupart de ces erreurs, je les ai faites. Bonne nouvelle : elles se corrigent toutes.
- Envoyer des mails génériques. Un bon mail montre que tu as analysé la marque et propose une idée de contenu précise. Pas de lien de portfolio dans un tout premier message : tu le proposes, et tu l’envoies quand la marque répond.
- Attendre d’avoir le matériel parfait. J’ai filmé plus d’un an avec seulement mon téléphone et la lumière de ma fenêtre.
- Ne pas avoir de portfolio. Sans marque au début, tu crées tes propres contenus avec des produits que tu as déjà chez toi. Je t’explique comment dans l’article pour se lancer en UGC sans expérience.
- Rester bloquée sur tes premiers tarifs. Commencer bas, oui. Y rester pour toujours, non.
- Livrer avant d’être payée. Sans filigrane ni preuve de paiement, tu risques de passer tes semaines à relancer.
- Abandonner trop tôt. Des semaines sans réponse, je connais. Ce n’est pas le signe que tu n’es pas faite pour ça, c’est souvent le signe que ta méthode est à ajuster.
Si tu veux aller plus loin
Dans mon guide UGC, je t’explique pas à pas comment trouver des marques, leur écrire, poser tes tarifs, négocier et livrer, avec 100 contacts de marques et un contrat prêt à l’emploi. C’est la méthode que j’aurais aimé avoir quand j’envoyais mes mails sans réponse.
À qui ça convient de devenir créatrice UGC ?
L’UGC peut convenir à beaucoup de profils. Je pense en particulier à :
- celles qui veulent travailler de chez elles ;
- les mamans qui ont besoin d’organiser leur temps autour de leur famille ;
- celles qui n’aiment pas leur CDI ou leur métier actuel ;
- celles qui n’ont pas envie d’être influenceuses ni de publier sur leur propre compte.
En revanche, c’est moins adapté si tu as besoin d’un revenu stable dès le premier mois, ou si l’idée de t’organiser seule te pèse. C’est une activité d’indépendante, avec des hauts et des bas au début.
Ce qu’il faut accepter au début
Je préfère te le dire maintenant, pour que tu ne te décourages pas en route.
- Des messages sans réponse, parfois pendant un moment.
- Des premiers tarifs modestes, le temps de te faire une place et de construire ton portfolio.
- Des produits avec lesquels tu ne seras pas toujours à l’aise, comme mes faux ongles.
- Des revenus irréguliers au départ, le temps de fidéliser tes premières marques.
- Un peu d’administratif. En France, on démarre en général en micro-entreprise, créée gratuitement sur le guichet unique officiel (procedures.inpi.fr).
Côté factures : à partir du 1er septembre 2027, les micro-entreprises devront émettre leurs factures aux entreprises françaises via une plateforme agréée. Jusqu’au 31 août 2027, une facture PDF reste valable (à vérifier avec un expert-comptable).
Rien de tout ça n’est insurmontable. Et si tu pars de zéro, mon plan de lancement gratuit te donne les 4 clés pour démarrer, même sans abonnés.
Questions fréquentes sur le fait de vivre de l’UGC
Combien de temps faut-il pour vivre de l’UGC ?
Personne ne peut te donner de délai : ça dépend du temps et de l’énergie que tu y mets, de ta méthode et de ta régularité. Pour moi, le premier contrat est arrivé après 3 à 4 mois, sans aucune méthode, et le reste s’est construit petit à petit.
Faut-il être influenceuse ou avoir des abonnés pour en vivre ?
Non. Une créatrice UGC n’a pas besoin de publier les vidéos sur son profil : c’est la marque qui les utilise sur ses comptes, son site ou en publicité. J’en parle en détail dans l’article sur l’UGC sans abonnés.
Combien est payée une vidéo UGC quand on débute ?
À titre indicatif, une vidéo témoignage organique (30 s à 1 min) se facture en général entre 80 et 150 € pour une débutante, et entre 200 et 250 € au tarif classique. Ça varie selon ta niche, ton niveau, la complexité et surtout l’utilisation que la marque fera du contenu.
Kathleen, créatrice UGC à plein temps depuis 3 ans. Elle a signé son premier contrat presque sans matériel, après des mois de mails sans réponse, et partage ici la méthode qu’elle aurait aimé avoir au début. Lire son histoire
